Confinement : des nouvelles de Pondichéry (Inde)

Publié le 15 mai 2020

Les frères de Pondichéry

En ces temps de confinement, les Frères de Saint-Jean à Pondichéry (Inde) partagent quelques nouvelles.

La communauté est maintenant réduite à trois membres : frère Clément est bloqué au Sri Lanka depuis le début de la crise du coronavirus. Il devait y rester très brièvement mais l’Inde a fermé ses frontières quelques heures après son départ, ce qui risque de contraindre les frères à organiser à grand frais son retour en France.

L’Inde est en confinement depuis le 20 mars, l’Arul Ashram (prieuré des frères) a commencé son confinement quelques jours plus tôt. Tous font très attention aux quelques contacts qui restent avec le monde extérieur car certains des enfants et des patients adultes de Shanthi Bhavan (centre de soin pour les personnes atteintes du Sida) seraient très vulnérables au coronavirus.

Le gouvernement indien a su tirer les leçons des erreurs des gouvernements occidentaux et prendre les mesures de confinement au plus tôt, ce qui pour l’instant a l’air de ralentir efficacement l’épidémie, mais les mesures ont été prises si soudainement et radicalement (beaucoup des hôpitaux ont fermé tous leurs services sauf les urgences pendant trois semaines pour éviter de créer des foyers de contagion) que beaucoup – spécialement les pauvres – sont dans une détresse extrême à cause du confinement. La situation à Pondichéry et dans les villages environnants est correcte, les cas recensés sont peu nombreux, mais dans le Nord de l’Inde ou même dans les villages de l’intérieur de la région de Pondichéry, la vie est vraiment difficile pour beaucoup. Les dommages collatéraux seront nombreux.

Les activités à l’extérieur de l’ashram ont été réduites à leur plus simple expression, même si les frères essaient d’apporter une aide spirituelle ici ou là tant que faire se peut. Ils travaillent au jardin avec les enfants et les adultes, et trouvent aussi un nouveau rythme de prière (lever plus tôt le matin en cette saison la plus chaude) et d’étude.

L’examen de 10th (équivalent du Brevet, très important en Inde) n’a pu avoir lieu, sept enfants de l’ashram devaient le passer.

Heureusement, le confinement à l’intérieur de l’enceinte de l’ashram n’est pas trop difficile : pas de danger de devenir claustrophobe ! Tous les employés non-logés sur place ne peuvent cependant plus venir. Cela donne aux enfants l’occasion de contribuer beaucoup plus au travail à la cuisine, au ménage, et en particulier au jardin. Le confinement est aussi l’occasion d’un grand boom pour le projet de permaculture, plus pertinent que jamais au moment où le prix des légumes, des œufs et d’autres denrées monte en flèche. Les enfants sont répartis en équipes de services et les grands sont responsables chacun d’une partie du jardin. Une belle émulation règne et une vraie joie dans le travail, même s’il y a des frictions parfois.

Frère Antoine et frère Charbel continuent à essayer de nourrir spirituellement et de former les étudiants de l’université, les jeunes de Jesus Youth, la communauté des expatriés de Chennai, et d’autres groupes et amis par Internet. C’est étonnant de voir comment l’isolement et l’inactivité forcés sont pour beaucoup l’occasion d’un approfondissement dans la réflexion et dans la foi.

Pour aider financièrement les frères et leur mission, il suffit de vous connecter sur http://www.arulashram.com/formulaire-de-don/ et de cocher la case « oui » face à : “Je souhaite faire un don en ligne ».

Pour toutes les questions concernant le parrainage des enfants, vous pouvez écrire directement à parrainages.nambikkay@gmail.com

Visitez le site des Frères de Saint-Jean à Pondichéry

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