Site institutionnel Institutional website
Province de France Province of Europe
PROVINCE OF EUROPE Découvrir la Province Europe Autriche Marchegg Belgique Banneux Italie Rome Lituanie Vilnus Pays-Bas La Haye Utrecht Angleterre Londres Roumanie Bucarest Suisse Genève
PROVINCE AFRIQUE Découvrir la Province Afrique Côte d’Ivoire Abidjan Cameroun Simbock Yaoundé Éthiopie Addis-Abeba Guinée Coyah Sénégal Poponguine Togo Kara Lomé

Une nouvelle page s’ouvre pour Saint-Jodard

Publié le 14 février 2022

Après 38 ans de présence dans le département de la Loire, les Frères de Saint-Jean décentralisent leurs lieux de formation en Europe, Asie, Afrique et Amériques, c’est pourquoi, depuis 2021, ils cherchaient les futurs acteurs de ce lieu spirituel, lieu de référence pour le doyenné.

Signature de l’acte de cession

Le lundi 14 février dernier, étaient rassemblés autour du notaire, frère François-Xavier Prieur général des Frères de Saint-Jean, frère Paul André prieur de Saint-Jodard depuis 2019, et le Père Olivier Nguyen, président de l’Institut Alliance Plantatio.

Cette signature a été suivie d’une messe et d’un repas fraternel, dans la simplicité, avec quelques étudiants, soutiens et amis.

Messe lors de la cession de Saint-Jodard

Les nouveaux occupants de Saint-Jodard

Comme le Prieur général l’avait annoncé dans sa lettre du 19 mars dernier, tous les moyens ont été pris pour que la maison de Saint-Jodard, où la Congrégation a eu son studium de philosophie et un noviciat pendant 38 ans, reste un lieu de prière et de vie chrétienne.

Plusieurs candidats se sont présentés, et les divers projets ont été examinés par le Conseil. Lors du dernier Conseil du Prieur général, la décision fut prise de céder le bail de Saint-Jodard à l’Institut Alliance Plantatio fondé par le père Olivier Nguyen du diocèse de Toulon. Cet institut propose une formation chrétienne intégrale, missionnaire et théologique à de futurs professeurs d’écoles catholiques. L’Institut Plantatio prévoit déjà une extension de son activité et aimerait fonder une école primaire sur place. Cette organisation existe depuis quelques années dans le diocèse de Toulon. Quelques étudiants de l’Institut Plantatio avec leur Président, le Père Olivier Nguyen, se sont installés à Saint-Jodard au mois de janvier pour vivre une période de transition avec les frères qui étaient encore sur place.

Action de grâce !

Le fait que cet institut soit dirigé par un prêtre garantit que l’Eucharistie continuera à être célébrée dans la chapelle de Saint-Jodard et c’est aussi le vœu des membres de l’Alliance Plantatio de chercher à maintenir Saint-Jodard comme un lieu de culte et un centre où les personnes puissent vivre leur foi et recevoir une formation chrétienne. Qu’ils écrivent la suite de l’histoire de Saint-Jodard et que le Seigneur les bénisse !

En savoir plus sur l’Institut alliance Plantatio

Quelques rappels historiques

De 1796 à 1905, le petit séminaire a donné de nombreux prêtres au diocèse de Lyon (environ 500) et des missionnaires pour tous les continents, dont saint Jean-Louis Bonnard.

En 1905 le Petit Séminaire fut confisqué et les bâtiments devinrent un hôpital pour les blessés de guerre puis se transformèrent en un sanatorium, puis en refuge pour des Républicains espagnols (1936), puis en un camp de prisonniers italiens (1940).

Dès 1944, les lieux devinrent une maison de redressement (Institut Professionnel d’Éducation Surveillée) jusqu’en 1981.

En 1983, le Conseil Départemental confiait le lieu aux Frères de Saint-Jean qui en firent leur noviciat et leur Studium de philosophie.

Jubilés de profession sacerdotale

Publié le 1 février 2022

Jubilé des frères de Saint-Jean

Le mois de février nous donne l’occasion de rendre grâce pour nos frères qui ont fêté leurs anniversaires de profession sacerdotale.

30 ans de profession sacerdotale de :
Frère Antoine du Désert (le 01/02/1992)
Frère Charles de Jésus (le 01/02/1992)

Deo Gratias !

6 semaines après le typhon Rai à Cebu

Publié le 1 février 2022

Le prieuré de Cebu balayé par le supertyphon Rai

Le jeudi 16 décembre, un supertyphon a balayé les îles des Philippines, laissant le pays en deuil avec un bilan meurtrier sans pareille depuis 2013 et alors que 300 000 personnes avaient déjà eu le temps d’évacuer les zones les plus à risque.

Quelques nouvelles du prieuré

Six semaines déjà se sont écoulées depuis la grosse « claque » qui a frappé le centre des Philippines. Au prieuré des Frères de Saint-Jean, l’électricité est revenue après 4 semaines, et les lieux ont moins l’air d’un champ de bataille. Avec le retour de l’électricité, la pompe à eau pouvait donc fonctionner normalement. Les frères ont commencé à rebâtir le garage, mais il reste encore un assez gros travail pour le mur de clôture et d’autres chantiers. Le prieuré a repris son rythme plus normal. Autour d’eux, les voisins refont leurs petites maisons, sachant repartir avec peu de choses, bricolant un toit qui ne prenne pas trop l’eau avec ce qu’ils ont pu récupérer.

Solidarité

Les frères ont aussi pris la route du sud de l’île trois fois, là où le typhon a frappé plus fort. C’est au petit village de Manghupe, Carcar (40km de Cebu city), d’où vient frère Jérôme (en théologie à Rimont) qu’ils ont décidé d’apporter particulièrement de l’aide. Perché en haut d’une colline au-dessus d’un lac artificiel d’irrigation, le village n’était aucunement protégé des rafales dans la nuit du 16 décembre. Sur les 90 familles, presque toutes ont été touchées. Après une aide alimentaire nécessaire pour des familles d’agriculteurs dont les champs ont été détruits, ils viendront en aide à la reconstruction des maisons qui sont ici faites de matériaux légers.

Avec ces quelques nouvelles, ils veulent dire un très très grand merci à leurs amis et aux prieurés qui ont envoyé des dons. Ils ont été vraiment émerveillés de cette générosité spontanée. Quelle grande joie et belle expérience d’être une vraie famille ! Cela leur permet de reconstruire ce qui doit l’être au prieuré et de venir en aide à d’autres. Encore Merci !

Dégâts matériels au prieuré de Cebu

Depuis le passage du supertyphon Rai, les frères ont été sans courant, ni eau, ni essenceau moins pour un mois. Ils ont vraiment besoin d’aide pour pouvoir à leur tour aider les voisins qui sont davantage affectés et dont un certain nombre a été accueilli dans la salle de conférence en dessous de la chapelle. Un don alimentaire se mettra en place avant Noël. Mais le plus urgent c’est l’eau, et le courant, sans lequel l’eau ne peut arriver.

Les Frères de saint-Jean sollicitent votre aide d’urgence pour avoir de l’électricité et ainsi de l’eau pour eux et leurs voisins. La crise du manque d’eau est d’autant plus lourde qu’il ne pleut plus depuis le typhon. Avant de pouvoir installer les panneaux solaires dans deux ou trois mois, il s’agit d’obtenir très vite des groupes électrogènes. Les frères ne sont pas encore en mesure de vous solliciter pour la reconstruction, ne pouvant pas gérer encore cela maintenant. Il s’agit aujourd’hui de répondre aux premières nécessités, merci d’avance pour vos prières et vos dons.

Le prieuré en construction de Taboan dans le cadre du développement de la mission des Frères de Saint-Jean aux Philippines n’a quant à lui pas été impacté par le typhon, Dieu soit loué !

Soutenir le prieuré de Cebu

Vous souhaitez soutenir les Frères de Saint-Jean à Cebu ? Voici les éléments nécessaire pour y procéder depuis la zone Euro.

Banque : Crédit Agricole Centre Est
Branche : Buxy
Intitulé du compte : Congrégation Saint-Jean, Philippines
Économat général Vicariat Asie
Notre-Dame de Rimont
71390 Fley

IBAN : FR76 1780 6000 6166 4261 9500 004
Code BIC : AGRIFRPP878

À l’image de la sainte famille qui cherche sa crèche

Frère Jean du Cénacle témoigne :

Un grand merci pour vos soutiens et vos prières ! Ici nous sommes dans une ambiance « camp scout », mais le moral tient ! Voici une belle expérience à vous partager :
Le soir du typhon, je pensais annuler la misa de Gallo (messe du coq). Chaque matin, à 4h30, les 9 jours précédant Noël, les fidèles viennent assister à une messe en cébuano où l’on chante de chants magnifiques et traditionnels. Les pauvres ayant perdu leur toit nous ont tous demandé de maintenir cette messe qui est pour eux d’un grand réconfort. Nous avons donc célébré à 4h30, dans les décombres, notre deuxième misa de Gallo. Puis chaque jour les pauvres sont venus chanter et partager un chocolat chaud.

Cet évènement résume bien les Philippines : grandes calamités et souffrances mais de la joie et une foi désarmante de simplicité.

Colloque philosophique de Terrebonne autour du discernement

Publié le 30 janvier 2022

Coloque de philosophie des Frères de Saint-Jean à Terrebonne (Québec)

Chaque année, les Frères de Saint-Jean à Terrebonne (Québec) s’entourent d’une équipe chevronnée d’hommes et de femmes ayant soif de réflexion. Ensemble, ils proposent des ateliers puis un approfondissement lors d’un colloque philosophique.

Devant la complexité des situations, des idées et des propositions, cette année 2022 sera centrée sur le discernement.

Discerner… un défi pour chacun de nous

Exercice de l’intelligence, analyse et connaissance, perception… Les rencontres sont proposées dans une formule hybride via zoom, et en présentiel, à Terrebonne dès que ce sera possible. 

4 Ateliers

Chaque atelier se déroule de la façon suivante : réflexions à partir de textes philosophiques, présentation du thème, travail en groupes, remontée.

Les ateliers auront lieu à Terrebonne de 10h00 à 11h30 (de 18h00 à 19h30 heure française et de 9h00 à 10h30 heure mexicaine).

· samedi 12 février : Discerner qui nous sommes ?

· samedi 12 mars : Discerner notre place ?

· samedi 9 avril : Discerner pour agir ?

· samedi 14 mai : Discerner avec Dieu ?

Coloque de philosophie des Frères de Saint-Jean à Terrebonne (Québec)

 1 Colloque au mois de juin

Oui, discerner : tout un défi !
Actuellement il n’est pas possible de se réunir en groupe au Québec, mais espérons que bientôt l’option présentielle pourra devenir réalité.

Inscriptions

colloquephilostjn@gmail.com

Coloque de philosophie des Frères de Saint-Jean à Terrebonne (Québec)

Chapitres vicariaux de France

Publié le 26 janvier 2022

Chapitres vicariaux des Frères de Saint-Jean en France 2022

Du 8 au 15 janvier ont eu lieu à Notre Dame du Chêne dans la Sarthe les trois Chapitres vicariaux de France. Frères Benoit-Charbel, Jean-Syméon et Gabriel nous partagent leurs impressions.

Les frères de Notre-Dame du Chêne — aidés par des laïcs — se sont mobilisés généreusement pour accueillir le chapitre et donner aux frères les conditions d’accueil les plus favorables pour leur vie de capitulants. Superbe organisation et qualité remarquable de l’hôtellerie et des repas. Les différences d’âge et de génération ont été une vraie force et richesse, dans la mesure où ils ont su s’écouter et chercher à se comprendre.

Chapitres vicariaux des Frères de Saint-Jean en France 2022

Message final du chapitre vicarial France Nord

Réunis en chapitre vicarial au prieuré de Notre-Dame du Chêne, les frères du vicariat France Nord ont expérimenté des moments forts et uniques dans ce sanctuaire de plus de 500 ans qui rayonne la grâce d’accueil des petits.
« Que le petit vienne à moi » Pr 9,4 est l’inscription sous la statue de Marie.

Frère Geoffroy-Marie a ouvert le chapitre sur le thème « un chemin synodal » dont les jalons sont donnés dans l’épisode des disciples d’Emmaüs (Luc 24) : Jésus prend le temps d’écouter ses disciples décrivant, de leur point de vue, la situation — « même s’ils marchent dans la mauvaise direction, Jésus les accompagne » ; puis il dialogue et les éclaire par la Parole ; la rencontre avec le Ressuscité s’accomplit dans la fraction du pain ; malgré les obstacles de la nuit, transformés par l’expérience, ils prennent une décision et retournent témoigner.

Pour les frères, cela signifie : s’accueillir entre frères mutuellement dans leurs joies, leurs inquiétudes et leurs interrogations quant à l’avenir de la Congrégation. Dialoguer avec leurs divergences et désaccords, dans la lumière de la Parole. Trouver la communion fraternelle auprès du Christ. Prendre des décisions et parcourir le chemin malgré la nuit.

Chapitres vicariaux des Frères de Saint-Jean en France 2022

Ils se sont attelés à l’examen des grands sujets que les 3 vicariats avaient à travailler. La « décentralisation » qu’ils ont étudiée d’abord entre eux, introduits par une vidéo récapitulative du sujet et par un moment de visio en direct avec frère Ignaz-Maria, pro-povincial Europe.

Frère Benoît-Étienne a présenté la situation financière, et ensemble ils ont pu lui offrir un cadeau de reconnaissance pour ses quinze ans de bons services à l’économat du vicariat.

À la mi-temps de ces 8 jours, uniquement pour les 13 frères de France Nord, ils ont choisi de vivre un moment fort d’inclusion, de prière et d’intercession. C’était bon après s’être confrontés à la définition de leur charisme ! Ce temps de veillée leur a permis de remettre dans les mains du Seigneur, après avoir loué et s’être bénis mutuellement entre frères, particulièrement quatre intentions : les vocations, les personnes victimes et les frères mis en cause, l’approfondissement de leur charisme et l’accueil des talents de la part du Seigneur.

Ils ont voté pour que Notre-Dame du Chêne soit érigé en prieuré par le Prieur général.

Frère François-Xavier les a visités une journée entière avant d’être présent au débat commun sur la question des provinces en France. Sa vision de l’état actuel de la communauté s’inspirait à la fois de la métaphore d’un chantier de construction et du livre de l’Exode. Puis il a dressé un bilan très complet sur la mise en œuvre du plan d’action pour faire face aux enjeux. Il a partagé sa position sur l’accompagnement des abus, plus particulièrement concernant les frères mis en cause, leur rapport à la communauté, les émotions d’indignation, la responsabilisation de chacun, la miséricorde. Il en a fait le cœur de sa lettre de ce lundi 17 janvier. Il a fait part aux frères des peines canoniques qui concernent certains frères, et des paroles de certains d’entre eux, qui sont des contributions importantes, dira-t-il, à la réconciliation communautaire.

Message final du chapitre vicarial France Sud

Les Frères du Sud de la France ont envoyé leurs représentants à Notre-Dame-du-Chêne dans la Sarthe, pour qu’ils y célèbrent leur chapitre régional avant de se retrouver avec les chapitres des autres vicariats de France pour aborder des sujets communs.

L’idée principale étant de réfléchir ensemble, de partager des moments formels et informels de dialogue et d’écoute pour, d’une part prendre la température de la Congrégation en France, mais surtout rendre les frères capables de mieux voir l’action du Saint-Esprit dans leur communauté, et de l’accompagner de leurs justes décisions.
Comme à chaque chapitre, la rencontre entre les frères les renouvelle dans leur vocation, et ce simple point suffirait à justifier de tels événements.

Cependant, c’est beaucoup plus qu’ils célèbrent ici ; ils peuvent même dire que cette rencontre vicariale, alors qu’elle aurait pu être un simple point d’étape, s’est transformée en un dialogue ouvert, constructif, avec des points de vue parfois bien éloignés les uns des autres. C’est là non seulement un signe de la vitalité personnelle et apostolique, mais c’est surtout un signe d’une grande liberté intérieure, accrue au cours de ces dernières années. Ils s’appuient sur le chemin spirituel et humain que l’Église les a engagé à prendre. Ainsi, ils peuvent dire qu’il règne dans le vicariat France Sud – et même dans l’ensemble des vicariats de France, leur semble-t-il – une plus grande liberté personnelle de compréhension, de dialogue, de confrontation fraternelle, qui leur permettent non seulement de prendre des décisions mûrement réfléchies et pesées, mais qui ouvrent des portes à certaines audaces, comme celle de redessiner les contours de leur communauté en France. Suite aux votes, les frères ont aussi ratifié unanimement la demande d’érection du prieuré des Jaumes.

Chapitres vicariaux des Frères de Saint-Jean en France 2022

Message final du chapitre vicarial France Centre

Voici quelques informations sur ce qui y a été vécu et les points spécifiques de ce Chapitre.

La première journée du Chapitre a été consacré plus particulièrement au vicariat lui-même à travers la réception des rapports du Vicaire et des prieurés. Ces derniers avaient été invités à rédiger leur rapport en répondant à la question « Quelles sont nos joies et nos espoirs, nos tristesses et nos angoisses ? ». Cette première journée a permis de faire ressortir la diversité des regards sur ce qui a été accompli ces trois dernières années au sein du Vicariat et de la Congrégation.

Le lendemain, dimanche 9 janvier, les frères ont accueilli le Prieur général. Après avoir entendu son rapport et avoir pris le temps d’échanger avec lui, ils ont fait un travail en sa présence pour identifier ce qu’ils voulaient garder, quitter et initier pour la communauté. Ce travail a été ensuite repris deux fois au cours du Chapitre et leur a permis valider ensemble les convictions suivantes.

Les frères sont attachés à la forme conventuelle de leur vie vécue dans la simplicité fraternelle et l’oraison en commun est essentielle à leur vie. C’est ensemble qu’ils cherchent et choisissent les orientations de leur vie et sont attachés au signe visible du port de l’habit religieux. Ils reconnaissent dans leur histoire des manques et des déviances avec lesquels ils veulent rompre rompre :
· une pratique faussée de la miséricorde ;
· une tendance à se contenter d’affirmer la finalité sans y conformer l’agir ;
· une formation pas assez intégrale et trop centrée sur la dimension intellectuelle ;
· un paternalisme dans l’exercice de l’accompagnement et de l’autorité.

Conscients que l’histoire de leur communauté a été fortement conditionnée par le père Marie-Dominique Philippe et appelés à prendre une juste distance à son égard, ils veulent développer entre eux une culture de la liberté. En ce sens, ils veulent mettre l’accent sur la responsabilité personnelle de chaque frère à l’égard de sa vie, sur la prise d’initiative des prieurés, sur une coopération effective avec l’Église, et sur une attention à la dimension humaine de leur vie.

Le Chapitre France Centre s’est terminé par un tour de table au cours duquel chaque frère a pu exprimer à l’assemblée dans quel état d’esprit il repartait chez lui. La fatigue était bien sûr présente, mais surtout la joie d’avoir pu avancer ensemble.

Chapitres vicariaux des Frères de Saint-Jean en France 2022

3 jours de réflexions communes

Redécoupage de la France

Mercredi et jeudi, les trois Chapitres vicariaux se sont réunis pour réfléchir ensemble au redécoupage de la France. Les trois vicariats ensemble ont débattu franchement — non sans humour — sur le gouvernement futur des régions de France : régionalisation, mutualisation, proximité, responsabilisation, accompagnement des frères, furent parmi les mots-clés. L’assemblée s’est finalement prononcée pour un redécoupage en deux provinces et un passage en province dès le prochain Chapitre général. Concernant le Vicariat France centre, l’avis concernant le nombre de provinces à établir était partagé étant donné que cinq frères ont voté pour une province et six pour deux provinces. Cette orientation annonce la fin du Vicariat France centre qui sera divisé en deux, les prieurés du Mesnil, Saint-Quentin et Pellevoisin rejoignant la Province du nord et les prieurés de Saint-Germain, Murat et La Chaise-Dieu rejoignant la Province du sud. Par ailleurs, la quasi-unanimité du Chapitre a souhaité que le passage en province se fasse dans les mois qui viennent. Ainsi les deux provinces seront plus autonomes dans leur gestion et leur gouvernement que les actuels vicariats, et impliqueront davantage les frères dans leur responsabilité au service de l’Église vécue au travers de leur communauté.

Accueil des vocations en France

Ces deux jours ont été suivis par une mobilisation autour des vocations, avec deux actes forts : une motion au Prieur général pour qu’il nomme un Maître des novices dès avant l’été 2022 pour la France et ouvre un noviciat. En effet, frère Basile est venu leur présenter la question de la pastorale des jeunes et celle des vocations. Avec l’échange sur le noviciat français, ce fut une prise de conscience générale de l’importance vitale de mettre les vocations au centre de leurs préoccupations, de prieurés et des futures provinces pour accueillir les novices qui aujourd’hui et demain frapperont  à leur porte.

Ensuite vint l’option très favorable à l’ouverture d’une maison apostolique à Lyon, notamment pour les frères en étude, projet qui sera proposé au Chapitre général.

Charisme et Ratio formationis

Les frères ont poursuivi les consultations des prieurés sur la formation humaine et communautaire et le charisme de la Congrégation dans le cadre de la Ratio formationis. La consultation sur le chapitre 1 de la Ratio formationis a permis des échanges fructueux en petits groupes. Il en est ressorti combien ils n’en avaient pas déployé toute la richesse. Entre autres, la grâce de saint Jean se découvre également dans l’ensemble de l’Écriture, qui dévoile par exemple que « la vie dans l’Esprit » fait partie du témoignage apostolique de Jean (Ac 8,17 ; Ap 10,11 ; 22,9).

Frère François-Frédéric, comme Maître des études, a présenté les grands chantiers : nouvelle structure de la formation intégrale (« initiale et permanente ») nécessitée par le passage en provinces, la commission « Unidi » (unité-diversité) sur l’avenir de la formation théologique.

Trois séances furent aussi consacrées à l’étude des chapitres 6 et 7 du projet de Ratio Formationis : la formation à la vie spirituelle et la formation apostolique. La méthode présentée par frère Jean-Polycarpe — petits groupes sur chaque partie du texte ; questions et débats en plénière ; consultation individuelle « en ligne » — avait heureusement bénéficié de l’expérience des chapitres vicariaux de fin 2021. Leur arrivait un gigantesque travail de consultation puis de rédaction (où plus de 60 frères étaient impliqués).

Après avoir répondu aux consultations sur le charisme et la Ratio formationis, les frères ont élu les délégués au Chapitre général, ainsi que leur suppléant.

Conclusion du Prieur général

En quittant les trois vicariats, frère François-Xavier les a invités à « la fraternité durable » et à la fidélité, par-delà les tempêtes et les époques et à maintenir une forte espérance dans la Congrégation, conduite par le Seigneur. Les exhortant à garder la joie de Noël, il leur a proposé deux moyens : que la joie de Noël et l’espérance demeurent en tous, même si Dieu voulait les garder petits puis il a donné la mission pour chacun d’entre eux, d’entamer un carême un peu spécial : ne pas penser ou dire de mal de soi, des autres ou de la communauté, pour avoir un regard de vérité et d’espérance. Ce qui les mobilise dans une grande joie !

Chapitres vicariaux des Frères de Saint-Jean en France 2022
Chapitres vicariaux des Frères de Saint-Jean en France 2022

Action de grâce

Le Seigneur est à l’œuvre, et il passe par chacun des frères. Tous sont dans l’action de grâces et ce ne sont pas que des mots ! En ce lieu marial, tous rendent grâce pour n’avoir été en rien impacté par la Covid, de façon assez étonnante à vrai dire. Notre-Dame-du-Chêne, soyez bénie pour vos larges grâces !

Chapitres vicariaux des Frères de Saint-Jean en France 2022

Nouvelle publication

Publié le 8 janvier 2022

Nouvelle publication de frère Marie-VianneyFrère Marie-Vianney Juvenel a publié le 15 septembre dernier Faut-il toujours suivre sa conscience ? Un mal peut-il être un bien ?, aux éditions Artège.

La conscience morale au-delà des préjugés

Pour répondre à la question de ce qu’est la conscience morale il faut répondre en même temps à toutes les grandes questions que pose l’éthique humaine.
L’éthique humaine est-elle une éthique du bonheur, de l’amitié, de la prudence, des vertus, de la conscience ou de la loi naturelle, de l’utilité ?
Quelle place chacun de ces aspects y prend-il ?

Comme l’affirment Aristote et Saint Thomas, agir humainement c’est agir selon la raison dans son exercice pratique. Car agir comme une personne humaine c’est, sous la conduite de la raison, réaliser dans son existence et s’épanouir dans les biens inscrits comme finalité dans notre humanité, c’est-à-dire dans une nature toute entière assumée par la raison (ou par l’esprit).

Qu’est-ce donc que la raison pratique ? Comment l’amour et la connaissance, ou la volonté et la raison s’y articulent-ils ? Quel est le rôle de la prudence, des autres vertus, et quel est celui de la conscience ? À quoi la conscience mesure-t-elle le bien et comment ? La conscience est-elle le censeur de l’agir ou la faculté de connaître le bien humain, la réalité humaine sous la « ratio boni » ; quel est son rapport à la prudence ? Pourquoi dit-on qu’il faut toujours suivre sa conscience et par quoi faut-il compléter cette affirmation ? Que change le régime de la grâce chrétienne dans l’éthique humaine et l’exercice de la conscience ? Quels sont les obstacles à une bonne compréhension de la conscience ?

Ce sont toutes ces questions qui sont abordées dans cet ouvrage, dans la lumière de la philosophie réaliste, de la théologie thomiste et du magistère de l’Église.

Frère Marie-Vianney est diplômé en philosophie de l’université catholique de Fribourg et de l’université d’Aix-en-Provence.

La presse en parle

Lire l’article sur le site de L’1visible, le journal qui vous veut du bien

Lire l’article sur le site de Famille Chrétienne

Frère Marie-Vianney
Illustration © Ixène

Jubilés de profession religieuse

Publié le 31 décembre 2021

Jubilé des frères de Saint-Jean

Le mois de décembre nous donne l’occasion de rendre grâce pour nos frères qui ont fêté leurs anniversaires de profession religieuse.

20 ans de profession religieuse de :
Frère Martin de Porres Huerta (le 27/12/2001)
Frère Mario (le 27/12/2001)
Frère Esteban (le 27/12/2001)
Frère Mairesean (le 27/12/2001)
Frère Nikodemus (le 27/12/2001)
Frère Ignaz Maria (le 27/12/2001)
Frère Clément C. (le 27/12/2001)

Deo Gratias !

Nouvelle méditation

Publié le 25 décembre 2021

L'émerveillement des petits bergers
Crédit photo Falco Pixabay

Le nouveau-né couché dans une mangeoire

L’émerveillement des petits bergers

``Quand ils arrivèrent à Bethléem, les bergers découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans une mangeoire.`` Lc 2, 16

Face à ce mystère de l’incarnation du Fils de Dieu, l’apôtre Jean, ami et disciple de Jésus, prononce deux paroles pleines de signification : « Le Verbe s’est fait chair » (Jn 1, 14) ; « La Vie s’est manifestée » (1 Jn 1, 2).
Le Verbe, consubstantiel au Père, de toute éternité, ne s’est pas transformé en chair ; mais il a seulement pris chair, c’est-à-dire notre nature. Le Verbe de Dieu est la Vie ! Voilà comment s’exprime l’émerveillement de saint Jean, le théologien ! Le nouveau ­né, couché dans une mangeoire, est, au-delà de ces apparences, la Lumière du monde ! Le disciple bien-aimé, porté par Marie, vivra cette expérience mystique d’émerveillement de façon singulière et plus profonde à la Croix.

Pourquoi Dieu se dévoile-t-il dans la fragilité d’un tout petit enfant ?

La réponse à cette question ne nous est-elle pas donnée dans l’attitude d’émerveillement des petits bergers ? Après avoir vu l’enfant, écrit l’évangéliste Luc, « Ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s’étonnait de ce que racontaient les bergers.  » (Le 2, 17)
Le témoignage des petits bergers suscite l’émerveillement de Marie et de Joseph ! Comment pouvons-nous comprendre cette conduite du Fils de Dieu à l’égard de ses parents ?

Pourquoi, dans l’expérience de la vie quotidienne des hommes, leurs cœurs s’émerveillent-ils devant un nouveau-né, malgré sa grande fragilité ?

Une scène de vie relativement classique : un nouveau-né entre dans la pièce avec sa maman et tous les regards se tournent vers lui. « Plus l’enfant est petit, plus les regards s’attendrissent devant ce petit être, si délicat, avec son parfum de lait, égayant nos oreilles des premiers sons jaillissant de sa bouche.  » C. Moulinet, art. publié dans « Aletheia » du 27/11/2021.
Au sortir d’une messe dominicale, au marché, au cours d’un voyage au village, il n’est pas rare qu’une autre maman ou une grand-mère vienne demander l’âge de ce tout-petit, son prénom, comment il se porte. Certaines personnes souhaitent même avoir le privilège de porter dans leurs bras ce tout-petit. « Il y a dans l’enfant et spécialement dans le nouveau-né une force d’attraction de pur amour », comme l’explique Caroline Moulinet, une jeune maman. « Ce bébé, précise-t-elle, ne fait rien, ne planifie rien, n’anticipe rien, il ne contrôle en rien tous ces regards qui se posent sur lui. Il est là. Simplement là. Pur. Innocent. Paisible. Confiant. »

D’où vient cette force d’attraction chez les tout-petits ?

Depuis la rencontre du prophète Élie avec Dieu sur le mot Horeb, nous savons qu’il n’est pas dans l’ouragan, ni dans le tremblement de terre, ni même dans le feu. Il n’est pas non plus dans le clinquant, l’agitation ou l’éclat de la réussite. Dieu se dévoile dans la brise légère, dans la fragilité de l’Enfant de Bethléem qui ne fait rien d’autre « qu’être, exister, vivre, abandonné en confiance auprès de ses parents. » Il a tant aimé le monde qu’Il a pris chair et a vécu parmi nous. N’attend-il pas de chacun des bras ouverts et accueillants pour le serrer contre soi ? Il ne reste qu’à laisser cette force d’attraction de l’Enfant de Bethléem attirer chacun de ses visiteurs à la lumière qui brille sur son visage.

Venite adoremus !

Frère Joseph,
Doyen des études au noviciat de Simbock – Cameroun

Situation sur le conflit en Éthiopie sur KTO

Publié le 23 décembre 2021

Après avoir passé 10 ans au prieuré d’Addis Abeba, frère Athanase donne son éclairage sur la situation du conflit en Éthiopie à la journaliste Stéphanie Dupasquier dans l’émission KTO Églises du Monde.

Les Frères de Saint-Jean à Addis Abeba s’apprêtent à fêter leur deuxième Noël avec la guerre

Frère Benoît-David témoigne : C’est encore plus douloureux cette année car nous savons mieux à quel point le pays est abîmé profondément : ceux qui souffrent de la faim, la confiance disparue, les haines et les peurs attisées et manipulées…
Il n’y a pas de conflit dans Addis, mais une surveillance renforcée, et un trackage. Un chose qui nous est répétée bien souvent par notre ambassade concerne la prudence qu’il faut avoir avec l’information. Elle est souvent très partielle est partisane. Cette guerre est aussi une guerre de l’information.
Cependant à Addis Abeba, toute la population continue de travailler, d’aller à l’école, de se détendre aussi. Seulement l’inflation galopante change les capacités financières des familles et ça pourrait aboutir à des tensions à moyen terme.
Beaucoup sont partis aussi avec leurs familles. Seuls sont restés ceux qui travaillent et Noël sera fêté en petit nombre à la communauté francophone.
La situation s’étant apparemment améliorée, on pourrait espérer des retours après le nouvel an, mais on attend encore les décisions officielles. Nous prions pour le dialogue, le retour de la paix et la reconstruction.
Mais l’Espérance ne nous permet pas de baisser les bras. Nous avons fait le choix de rester ici avec les jeunes et les familles que nous servons et nous ne le regrettons pas.

Sortie de l'aumônerie à Entoto

Rétrospective 2021 au prieuré

Malgré les temps difficiles créant une instabilité depuis plus d’un an spécialement dans la région du Nord (la vie économique et sociale se poursuit dans Addis Abeba, capitale et hôte de l’Union africaine. La communication est coupée dans les régions en zone de conflits et donc il est difficile d’avoir des nouvelles objectives pour mieux comprendre les rivalités entre les forces gouvernementales et les rebelles.

Le prieuré Saint Jean Épifania continue ses activités : l’accueil pour des week-ends et des retraites, l’école de vie, la communauté catholique francophone, le Youth office et surtout les travaux de finitions du site qui devrait être fini pour Noël ! Pendant ces trois derniers mois, le programme a été marqué par la régularité dans la vie de prière, fraternelle et de partage. Le prieuré est un lieu de vie idéal pour la prière et l’apprentissage afin de ressourcer et épanouir tous ceux qui viennent, notamment les jeunes éthiopiens.

Le chantier touche a sa fin

Depuis le 17 octobre, après la saison des pluies, les finitions (espaces verts, maison du gardien, douche et toilettes extérieures, cloison mitoyenne, gestion des eaux de pluies, etc.) ont commencé sous la supervision du frère Philippe-François. Louis, volontaire de l’œuvre d’Orient pendant 6 mois a laissé sa place le 9 novembre à Xavier pour le suivi du chantier. Les frères en ont profité pour faire un état des lieux du réseau d’eau dans tout le site, l’opération est dirigée par le frère Benoit-David. Ils ont amélioré la sécurité (caméras de surveillance, murs d’enceinte) qui est un point important pour la sérénité des activités au prieuré.

La reprise de l’École de vie

À partir de début octobre, l’école de vie a démarré avec une nouvelle promotion. Huit jeunes éthiopiens (4 filles et 4 garçons) ont spontanément créé une atmosphère pleine de joie, de vie et de bienveillance au sein du prieuré. Ces 9 mois parmi eux veulent favoriser croissance et discernement spirituel, et c’est avec plaisir qu’ils les voient progresser et apprécier les enseignements, les temps de vie communautaire et les activités apostoliques. Ils animent notamment une fois par mois la lecture pour une trentaine d’enfants du quartier et offrent une animation pour des orphelins. C’est chaque fois grandement apprécié !

La paroisse francophone

La communauté catholique francophone de Nazareth School a repris ses activités cette année grâce aux frères Benoit-David, Mathieu de la Croix et Moïse-Étienne, en lien avec Père Daniel Assefa aumônier francophone éthiopien (catéchèse, chorale, servants de messe, groupe d’étude biblique et aumônerie des jeunes).
Lors de la messe dominicale, cette communauté de plus de 15 nationalités différentes manifeste sa ferveur et sa joie de vivre à travers les chants de louange. Cela créé un environnement de confiance et de convivialité pour ses membres malgré la diversité. La première sortie au parc Entoto (situé à 10 minutes en voiture du prieuré) a déjà fait naître un grand sentiment d’amitié et d’enthousiasme pour les jeunes de l’aumônerie.
Tous les frères vous remercient pour vos prières, et votre soutien dont ils ont toujours besoin pour vivre. Ils vous souhaitent un joyeux Noël et une bonne année 2022 !